dimanche 5 septembre 2010

MARIAGE GRIS-POLITIQUE GRISE

Il est une évidence que le mariage gris avant d’être :

Une fraude aux règles d’entrée et de séjour sur le territoire français et une tromperie à l’accès à la nationalité, Il est avant tout une trahison conjugale, dégénérant en cauchemar, créant des situations de souffrances et surtout des blessures profondes qui ne se cicatriseront jamais.

Le 18 novembre 2009, le Ministre a donc réuni au sein de son Ministère quelques victimes de ce fléau, hommes, femmes venus de toute la France pour raconter leurs mésaventures. Étant victime moi aussi d'un mariage gris et Ayant dénoncé depuis 1994 ce fléau, j’ai été naturellement invité à cette « importante » réunion. Au départ ravi, je vais vite désenchanter par certaines contre vérités. Jugez-en:

1) Le Ministre s’associe dans ce combat avec l'Association nationale des victimes de l'insécurité (ANVI) !! Ce groupe, connu jusqu'alors pour son apologie de la "répression" et sa dénonciation du "racisme anti-Blancs" !!!

2) Je m’étonne de la tribune ministérielle que va accorder le ministère à l’insolite Blandine Jullian, présidente de (ANVI), étant susceptible de brouiller le débat et de propulser le discrédit sur l’entrée des étrangers en France.

3) Claude Greff, députée UMP chargée du dossier, s'indigne : "En cas de mariage annulé, l'escroc reste français !" Or c'est faux : l'annulation pour fraude entraîne le retrait de la nationalité française.

4) Claude Greff le suggère et déplore que le fraudeur ne soit pas "déchu de son autorité parentale". J’étais au début à cent pour cent d’accord par cette proposition mais après réflexion cette proposition donnera lieu obligatoirement à des dérives. En effet, en cas de divorce binational, la loi donnera-t-elle demain au conjoint français le pouvoir de plaider "l'escroquerie sentimentale" pour gagner seul les droits de garde de l’enfant ?

5) Le ministre affirme : les "mariages gris" ne font l'objet d'aucune qualification juridique particulière. Sans doute - mais ils n'en sont pas moins déjà réprimés par la loi. En effet, depuis la loi de 2003 sur l'immigration, renforcée par la loi de 2006 relative au contrôle de la validité des mariages, détourner la finalité du mariage est un délit, puni de cinq ans de prison et de 15 000 euros d'amende.

Étant de plus en plus perplexe sur cette campagne, et ne voulant pas m’atteler dans un débat public des questions de religion et de vie privée à des délits éventuels relevant du droit pénal, je demandais quelques explications. Sur ce, la direction de (l’ANVI), manu militari, m’a prié à la vieille du débat de ne pas participer ni de près ni de loin à cette réunion. Arguant que j’étais franco-marocain, la directrice de l’association doutée visiblement de mon allégeance. Je compris alors que tout ce joli monde jouait de l’ambiguïté de l’appellation « mariage gris », de façon à continuer une campagne d’expulsion et d’interdiction d’entrée sur le territoire français. Ne cautionnant pas l’orientation du débat de ces gens là, je décidais de ne plus les suivre. En ce qui me concerne, ma position est des plus claires :
Le mariage mixte est un formidable enrichissement pour la société française.

Houcine Ouachani

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire